Petit poisson deviendra grand.
Jean de La Fontaine

"La pêche miraculeuse"

Où l’on découvre que la technologie peut éviter de gâcher des sardines.

Illustration Artips

La ville de Vadakara, au bord de la mer d'Arabie dans le sud de l'Inde, vit principalement de la pêche. Un jour de janvier 1997, alors que des pêcheurs accostent avec leurs embarcations pleines de sardines, ils ont la mauvaise surprise de constater que le marché a déjà été largement approvisionné. Les poissonniers ne veulent plus rien leur acheter !

Les voilà donc obligés de rejeter à l'eau tout le fruit de leur labeur… Ce qu'ils ignorent, c'est qu'à environ 10 kilomètres de là, dans une autre ville de la côte, de nombreux acheteurs repartent bredouille du marché, car il n'y a pas assez de poissons !

Quelle absurdité… Et le pire, c'est que cette situation se produit régulièrement ! Heureusement pour nos pêcheurs, les choses ne vont pas tarder à changer. Comment cela ? Grâce à la technologie.

Eh oui, dès les années 2000, les pêcheurs équipés de téléphones portables appellent les différents marchés des villes côtières depuis leurs bateaux. Et n'ont plus qu'à aller livrer leur prise là où la demande est forte, et le prix donc plus élevé.

On apprend ainsi que l’offre rencontre plus facilement la demande... si l’information circule bien !

Filets de pêche à Kochi, Inde