L’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n'en ont pas.
Boris Vian

"Il est l'or !"

Où l’on découvre qu’un trésor ne fait plus la richesse d’une nation.

Représentation de la conquête de la cité Aztèque Tenochtitlán par les Espagnols
Inconnu, La conquête de Tenochtitlán, 1521, huile sur toile

Les monarques européens du 16e siècle avaient de bien étranges manies : riches de mines d’or, ils veillaient scrupuleusement, tels des Picsou de la Renaissance, à ce que leur butin ne sorte pas des frontières. Plus que cela, même, ces rois frappaient des peines les plus lourdes toutes tentatives d’exportation de ce métal précieux.

C’est qu’ils étaient persuadés que leur puissance économique dépendait de la taille de leur tas d’or. Ils n'hésitaient donc pas à financer de coûteuses expéditions coloniales pour le faire grossir !

Aujourd’hui, bien que l’or soit toujours un métal convoité et que les coffres-forts des banques centrales en soient remplis, il circule librement de pays à pays. D’ailleurs, aucun dirigeant ne songerait sérieusement à définir sa richesse économique par le nombre de lingots qu’il détient !

Pourquoi ? Parce que la définition de la richesse des nations repose désormais sur un outil qui la reflète bien mieux : le Produit Intérieur Brut.

Illustration Artips